L’Architecture à Toulouse au XIXème siècle :

Les grands courants architecturaux du XIXème siècle :

L’architecture Toulousaine se caractérise par l’adaptation des modèles nationaux avec des matériaux typiquement régionaux telle la brique rose, représentative du paysage urbain de la ville

-La période Néo-classique (1800-1845) : architecture religieuse, privée.

Le courant néo-classique est l’un des courants architectural le plus répandu dans la ville rose.
Ce courant inspiré de la Renaissance donc de l’antiquité, fait référence à la nature essentiellement.
Le tribunal situé place des salins, le théâtre sorano, la halle aux grains, l’église de la daurade, la place Wilson, le dôme de la Grave, l’école des Beaux-Arts, les cariatides rue des marchands ou encore la place du Capitole redessiné par J.-P. Virebent sont des exemples types de la présence du courant néoclassique dans la ville


-Le courant néo-médiéval (1843-1914) : architecture religieuse, privée.

Le courant médiéval est le souhait d’un retour à l’époque médiévale et quelque fois gothique.
Avec des monuments très découpés, avec des ouvertures vitrées, des arcs boutant, telle l’église de Gesù, rue des fleurs, dessinée par Hugo Bach, ou bien alors les Augustins dessiné pas Darcy.

-L’éclectisme : dans l’architecture religieuse (1843-1914), dans l’archi privée (1830-1860), pompeux (IIIème république)

L’éclectisme est un style de la IIIème république, c’est un style qualifié de pompeux, très chargé. De nouveaux bâtiments sont construits, des gares, de grands marchés couverts. Les galeries Lafayette maison en sont un exemple type.

-L’haussmanisme (1855-1914)

L’haussmanisme est tardif à Toulouse, il a été adapté avec des matériaux de la région, entre autre la brique jaune mais aussi de la brique rouge. On peut voir des immeubles de type haussmannien sur les allées François Verdier ou encore rue de Metz

L’héritage toulousain du XIXème siècle :

Voici quelques monuments hérités de cette époque :

-Les abattoirs (musée d’Art moderne et contemporain) :

-Le Château d’eau (aujourd’hui galerie municipale de photographie) :
Place Laganne, construit entre 1821 et 1828, cet ancien château d’eau est aujourd’hui un lieu d’exposition.

-L’asile de Braqueville (Hôpital Marchand) :
Réalisé par Jacques Esquié entre 1852 et 1864. Il valu un prix à l’exposition universelle pour son architecte. Il s’agit d’un hôpital modèle pour ses qualités fonctionnelles et formelles, ainsi que son coût très peu élevé.

-Le musée Georges Labit (musée d’art asiatique)
Mais aussi la halle aux grains, la prison st Michel, la bourse et le tribunal de commerce, et beaucoup d’autres bâtiments sont des restes de l’architecture de ce siècle, l’un des siècles le plus productif et prospère en ce qui concerne cet art.

Quelques grands architectes renommés :

-Urbain Vitry (2 juillet 1802 - 27 septembre 1863) :
Neveu de Joseph Vitry, cousin d’Auguste Virebent, Beau frère de J.-P. Virebent, professeur de J. Esquié et E. Chambert, tous des architectes important eux aussi dans l’histoire de la ville. Il a été architecte et ingénieur de la ville, jusqu’à devoir démissionné pour des raisons de favoritisme pour ses clients privés. Il a participé partiellement ou entièrement à nombre de lieux religieux et éducatif donc la consolidation de la basilique St Sernin.

-Jacques Esquié (29 octobre 1817 - 2 janvier 1884)
Jacques l’aîné fut architecte à la ville puis au diocèse de Toulouse. Il a participé lui aussi à la rénovation de la basilique St Sernin mais aussi au collège St Raymond et à la restauration de la cathédrale St Etienne.

-Pierre Esquié (24 mai 1853 – 16 janvier 1933)
Fils de l’architecte Jean Jacques Esquié, il aura obtenu dans sa vie la distinction du prix de Rome et participera à l’exposition universelle. Architecte en chef des Bâtiments civils et des Monuments Historiques, il a aménagé, avec Paul Pujol la salle des illustres, construit l’Ecole des Beaux Arts et les quais de la Daurade.

-Jean Antoine Raynaud, Joseph Galinier, Antoine Laforgue, Jean Pierre Laffon, Auguste Virebent auront entre autres eux aussi participé à la construction de la ville et à l’histoire de la ville.

Et St Sernin dans tout ça? :

L'hôtel Du Barry fait de nos jours partie du lycée Saint-Sernin, et est classé au patrimoine de la ville. Il est le fait d'un extravagant du XVIIIème, contemporain de Louis XV.

Les jardins étaient décorés de grottes en carton-pâte gardé par un ours, un monastère avec un prêtre automate, un moulin à vent, des dorures et des décorations en surplus. Après sa mort les lieux sont laissés à l’abandon. Les Bénédictines rachetèrent l'hôtel en 1817, et en firent une maison d'éducation pour jeunes filles. La pudeur leur fit masquer ou détruire les peintures mythologiques ou galantes.
Jusqu’il y a 50 ans il y avait dans le lycée des grandes serres avec de nombreuses plantes dont des rosiers, cultivées par les étudiantes du lycée.


Des travaux de rénovation ont été demandés à nombreuses reprises par l'administration du lycée, mais les financements manquent. La mairie de Toulouse souhaitait récupérer le bâtiment afin de le rénover, et d'y installer une extension du musée Saint-Raymond, dans le cadre de la candidature de la ville comme capitale européenne de la culture en 2013. Projet remis en cause depuis le choix de Marseille comme capitale en 2013. Le personnel éducatif, les élèves et les parents d'élèves du lycée Saint-Sernin ont créé l'AHDUB, Association des amis de l'hôtel du Barry, afin de conserver le bâtiment au sein du lycée, de le restaurer, et d'en faire un espace culturel (en association avec d'autres organismes culturels de la ville).

 

Lucile RIERA, Mélinée SEMAAN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'architecture toulousaine,
une grande diversité reflétant
les differentes époques.

L’Architecture à Toulouse au XIXème siècle

I] Les grands courants architecturaux du XIXème siècle

II] L’héritage toulousain du XIXème siècle

III] Quelques grands architectes renommés

IV] Et St Sernin dans tout ça?