JEAN-MARTIN CHARCOT

 

Charcot, petite biographie:

Jean-Martin Charcot est un clinicien et neurologue français né à Paris, le 19 novembre 1825 et mort à Montsauche-les-Settons, le16 aout 1893.

Alors qu'il est chef de clinique, il passe, avec succès, en 1856, un concours pour devenir médecin des hôpitaux. Il est reçu à l'agrégation à sa deuxième tentative en 1860.
En 1868, il décrit la sclérose en plaque,et l'année suivante la sclérose latérale amyotrophique (elle deviendra la maladie de Charcot).

En 1872, il obtient une chaire d'anatomie et l'année suivante, devient membre de l'Académie de médecine.
En 1878, c'est le début de ses recherches sur l'hypnose et l'hystérie.

Il l'étudie sous l'influence de Charles Richet et réussit à réhabiliter cette-dernière, comme un fait somatique propre à l'hystérie. Charcot, en 1882, deviendra célèbre grâce aux « leçons du mardi matin », où il expose et explique ses cas cliniques. Cependant, il donne des « leçons » publiques à partir de 1879.

La même année (1882), la neurologie lui accorde une chaire. Il en profite pour créer sa propre école de neurologie à la Salpêtrière. Elle deviendra la plus grande clinique neurologique d'Europe.

Sigmund Freud sera son élève entre 1885 et 1886. Il aurait suivit ces cours avec passion, comme les autres élèves parmi lesquels se trouvait Alfred Binet ou encore Pierre Janet.

Charcot, qui souffre d'une insuffisance coronarienne meurt d'un infarctus du myocarde. Une autre version, indique qu'il serait mort d'un œdème du poumon. Il est inhumé au cimetière de Montmartre.

 

 

L'HYPNOSE ET L'HYSTERIE:

L'hypnose désigne à la fois un état de conscience modifié, mais aussi les techniques et les pratiques thérapeutiques utilisées et crées lors de cet état.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Sur ce tableau, André Bouillet représente Charcot en pleine séance d'hypnose sur l'une de ses patientes, peut-être atteinte d'hystérie.
Jean-Martin Charcot a écrit un livre, intitulé "Sur les divers états nerveux déterminés par l'hypnotisation chez les hystériques".
Dans ce livre, Charcot décrit les trois états du "grand hypnotisme" des maladies hystériques, à savoir :
- la léthargie (produite après pression des paupières, et entraine une hyper excitabilité neuro- musculaire; chaque contact provoque une contracture);
- la catalepsie (obtenue lorsque le patient réouvre les yeux ou qu'un gong résonne, le sujet prend alors les positions demandées et se contracte là où on applique un aimant);
- le somnambulisme (est réalisé lorsque le sommet du crâne du patient est frictionné; il continue à parler et bouger normalement).


Les patients, à leur réveil, font preuve d'une amnésie totale.
Pour le neurologue, l'hypnose est inséparable de la méthode de la méthode anatomo-clinique. La majorité des personnes atteintes d'hystérie sont des femmes. Elles seront traitées de simulatrices lors de ces séances, mais Charcot prouvera l'authenticité et l'objectivité de l'hystérie.
Ses études prouveront que l'hystérie n'est pas une maladie uniquement féminine. L'hystérie serait due à un choc traumatique dont le souvenir reste inconscient ou subconscient. Des hommes, comme Pierre Janet et Sigmund Freud, le développeront dans la théorie de la névrose.
Hippolyte Bernheim, directeur de l'école de Nancy, va s'opposer à ces conceptions.

 

 

Aurélie DE AMORIN, Eva COURTES

Jean-Martin Charcot

(1825-1893)

JEAN-MARTIN CHARCOT

I] Charcot, petite biographie

II] L'hypnose et l'hystérie