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La Théorie de l’Evolution

Introduction :

Il semble que les idées de Darwin commencèrent à se former au cours du voyage qu'il effectua sur le Beagle en qualité de naturaliste. Il s'étonna de la distribution géographique des espèces qu'il observa alors, notamment aux îles Galapagos, et des relations qui les unissaient. Il en vint peu à peu à penser que les nouvelles espèces émergent de formes ancestrales par suite de l'accumulation graduelle d'adaptations.

Selon la théorie de Darwin, tous les êtres vivants qu’on retrouve sur Terre sont le produit d’une longue série de transformations biologiques qu'on appelle évolution. De cette manière, Darwin explique la diversité des espèces vivantes et leur métamorphose en d’autres espèces nouvelles uniquement à partir de causes matérielles.  Cette théorie s’oppose radicalement à l’idée selon laquelle c’est Dieu qui aurait directement créé la Terre et tous les êtres qui la peuplent. La place de l’être humain dans l’univers prend donc une toute nouvelle signification à partir de Darwin,  car, désormais, il n’est plus le « centre » de la création. L’espèce humaine n’est rien de plus qu’une espèce animale elle-même issue d’autres espèces animales. 

L’Evolutionnisme :

Les premiers arguments solides en faveur de l'évolution furent publiés en 1859 par Charles DARWIN, sous le titre "De l'origine des espèces".
L'évolution est l'ensemble des changements que la vie a subis depuis son apparition. Dans la première édition de « De l’origine des espèces », Charles Darwin n’emploie le mot « évolution » que très peu, il préfère l’expression « descendance modifiée ». Son interprétation du monde est basée sur cette expression. Pour Darwin, la vie est unique. Tous les organismes sont issus d’un prototype inconnu ayant vécu dans des temps lointains. Les descendants de cet organisme originel se sont répandus, et ont accumulé des modifications, ou adaptations, les rendant aptes à vivre dans leur environnement respectif.

On peut imaginer l’histoire de la vie sur Terre selon la conception Darwinienne comme un arbre dont le tronc serait l’être premier et les branches les différentes voies d’évolution empruntées par l’espèce, avec au plus extrême de la branche, la version la plus évoluée de l’organisme. C’est dans son ouvrage "La descendance de l’homme" (1871) que Darwin affirme explicitement que l’homme serait une espèce parmi les autres qui entretiendrait avec ces dernières des liens de parenté qui remonterait ultimement à une forme de vie primitive. Cette affirmation a des conséquences philosophiques considérables : l’homme dans son état actuel serait une forme de vie résultante des principes aveugles de la variation et de la sélection ; son espèce ne serait ni meilleure ni pire que les autres, dans la mesure où toutes les espèces actuelles seraient les termes adaptés d’un vaste processus évolutif régi par les lois de sélection naturelle.

 

 

 

 

La sélection naturelle et l'adaptation :

L’évolution se fait par sélection naturelle, ce sont les animaux les plus adaptés à leur milieu qui survivent. Pour nous faire comprendre les principes qui déterminent le processus de l’évolution, le naturaliste anglais va nous rappeler que depuis plusieurs milliers d’années, l’être humain procède lui-même à un travail de sélection envers de multiples espèces végétales et animales. En additionnant peu à peu, par des croisements domestiques, les variations héréditaires que la nature nous fournit, nous sommes arrivés à produire une grande diversité de races qui sont mieux adaptées à nos besoins. La découverte la plus importante du naturaliste anglais est d’avoir remarqué qu’un processus s’apparentant à cette pratique de sélection artificielle existe dans la nature. En observant la multiplicité des formes vivantes dans la nature, on constate que les différentes caractéristiques affectant le corps des animaux et des plantes peuvent se transmettre par hérédité, ce qui constitue le point de départ du processus de sélection naturelle. Darwin va distinguer trois sortes de variations :
a) celles qui sont nuisibles;
b) celles qui sont favorables;
c) celles qui sont sans incidences.

Il va ensuite affirmer que les variations pouvant entraîner la disparition des individus concernés tendent à disparaître tandis que celles qui procurent certains avantages aux individus concernés tendent à se transmettre.  Autrement dit, les êtres qui sont mieux adaptés à leur environnement ont tendance à survivre plus longtemps et à se reproduire en transmettant leurs caractéristiques à leur descendance tandis que ceux qui sont moins adaptés à leur milieu  ont tendance à disparaître.  Souvent, on va résumer ce processus de sélection naturelle en parlant de la persistance du plus apte.  Il est important de se rappeler que ce n'est pas nécessairement l’être le plus fort qui survit et se reproduit, mais celui qui est le mieux adapté à son habitat. 

Ainsi, dans le cadre de la sélection artificielle, l’être humain choisit les caractéristiques qu’il veut voir se perpétuer tandis que dans la sélection naturelle c’est le degré d’adaptation au milieu qui détermine tout d’abord quelles sont les variations qui vont se transmettre. Par cette théorie Charles Darwin est en mesure d’expliquer la diversité et la richesse de la nature à partir d’un ancêtre commun. Désormais, il est également capable de fournir une explication satisfaisante à propos de l’extinction de certaines variétés.

Conclusion :

Plusieurs scientifiques ont formulé de nombreuses critiques à l’égard du darwinisme. Pourtant, tous considèrent la théorie de la sélection naturelle comme le noyau de la théorie de l’évolution et elle est maintenant admise par l'univers scientifique au grand complet malgré quelques réticences dans certains milieux religieux plus radicaux. Ainsi, selon sa théorie, l'être humain est le résultat d’un très long processus de sélection naturelle et de lutte pour la survie. C’est donc à partir de cette explication qu’on affirme désormais que l’être humain provient d'une sorte d'homme-singe aujourd'hui disparu.

Si les diverses créations de l’être humain témoignent de la complexité de notre être biologique, il semble bien que nous n'avons pas été programmés dans la nature. Le processus de l’évolution n’est pas une cause. Il s’agit plutôt de la conséquence d’une série d’événements biologiques qui s’organisent autour du phénomène de sélection naturelle et de lutte pour la survie qui affectent tout être vivant sans exception.  En outre, l’évolution ne semble pas se diriger inévitablement vers une forme de progrès.  Il s’agit plutôt d’un cheminement qui favorise les êtres les mieux adaptés à leur milieu. Le développement de la société humaine est influencé par la lutte pour la survie et la sélection naturelle, mais également par beaucoup d'autres facteurs.  Si Darwin privilégie le rôle de la sélection naturelle en ce qui concerne l’apparition de l’espèce humaine, il admet aussi que d’autres éléments  influencent notre développement.

 

 

 

 

Chloé POZAS, Lucie LAFFONT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lien vers le museum

Charles Darwin (1809-1882)

Précuseur ayant avancé la théorie de l'évolutionnisme

La Théorie de l’Evolution

I] Introduction 

II] L’Evolutionnisme 

III] La sélection naturelle et l'adaptation 

IV] Conclusion